HUNG GAR KUNG FU LES VALLONS DU GUIERS

L'histoire de l'association

On ignore depuis quand existe le Kung Fu. Cet art martial chinois plonge ses racines dans la nuit des temps.

Le fondateur officiel en fut néanmoins Bodhidharma. Un moine indien qui arriva en Chine en 520 après JC dans le but de faire connaître la philosophie Bouddhiste. Il s’installa dans le HUNAN au monastère de la « Jeune Forêt » (Shaolin en langue chinoise).

Shaolin devint donc le berceau des arts martiaux en Asie. Au fil des siècles, la réputation des moines guerriers de Shaolin ne cessa d’augmenter. Grâce à leur science du combat, ils permirent à plusieurs reprises de repousser les attaques d’envahisseurs. Pour cette raison, Shaolin fut nommé par l’Empereur « Premier Monastère Sous Le Ciel ».


En 1644, les Mandchous déferlèrent sur la Chine, et la dynastie Qing remplaça la dynastie Ming jusqu’en l’an 1911.

Les survivants refluèrent vers le Sud, loin des bases Mandchous ; traqués sans pitié, les derniers loyalistes Ming, parmi lesquels de nombreux notables lettrés, se réfugièrent auprès des communautés religieuses dans les montagnes du sud.

L’école Shaolin (Siu Lam) était dangereuse pour les nouveaux maîtres de l’Empire : les loyalistes Ming s’y réfugiaient et œuvraient sans cesse à la restauration de la dynastie Ming : Fu Ming, Fan Qing.

Il est nécessaire de savoir que l’empereur des Qing, Quin Long, était un politicien intelligent : il forma des groupes de contre-espionnage qui divisèrent les écoles de Kung-Fu en usant de la calomnie, entraînant celles-ci dans des luttes fratricides terribles. Ainsi ces écoles furent anéanties jusqu’à leur épuisement. Vint, à son tour, l’élimination de l’école Siu Lam.

L’empereur Quin Long savait que les loyalistes Ming s’y réfugiaient. Il ordonna à ses troupes d’attaquer sauvagement et de détruire le temple Siu Lam construit sur le mont Shao Shi dans la chaîne de Shong San de la province de Hunan (sud). Ainsi l’étoile des Arts martiaux fut rayée de l’histoire, treize siècles après la venue au temple de Bodhidharma, en provenance de l’Inde.

Le temple de Siu Lam a été détruit au début du XVIIIe siècle, au environ de 1730. Le dernier dirigeant était le moine Chee Sin. Chee Sin a été trahi par ses frères et tué par l’un d’eux, Pak Mei Tao Dzan, l’homme aux sourcils blancs.


1-Les 5 Ecoles

Parmi les disciples de Chee Sin, cinq ont pu échapper au massacre des troupes Qing ; Hung Hy Quan, Lau Sang, Choy Fouk, Ly Dzao San et Mok Tsing Kiu. Ils se réfugièrent dans le Sud, encore favorable aux Ming. Pour restaurer l ‘école Siu Lam, et par précaution, ces cinq moines fondèrent d’un commun accord cinq nouvelles écoles portant leur nom de famille :

Hung-Gar Khuyn,

- Lau Gar. Khuyn,

- Choy Gar. Khuyn,

- Ly Gar Khuyn,

- Mok Gar Khuyn.

On considère que l’ancien style Siu Lam est contenu dans l’enseignement rassemblé de ces cinq écoles. Ces cinq moines sont à l’origine de ce que l’on nomma plus tard « les cinq grandes familles des arts martiaux » : « Mou Lam Ung Tai Ming Gar. ».

Dans ces cinq familles, le Hung-Gar est le style majeur.

Fort de ses techniques et d’un esprit patriotique, Hung Hy Quan, d’une part, enseignait le Hung-Gar et d’autre part, organisait la résistance de la dynastie Qing. Finalement, il ne put échapper au massacre et fut tué par l’homme aux sourcils blancs, Pak Mei, traître de Siu Lam.

Pendant la résistance, Hung Hy Quan fut admiré par ses compatriotes pour sa fidélité, sa fraternité, sa loyauté et sa vertu. Plus tard, les loyalistes le choisirent pour transmettre les connaissances supérieures de leurs écoles.


2-Le Petit Style

Hung Hy Quan mourut jeune, et n’eut pas tout le temps nécessaire pour enseigner complètement son style à ses disciples.

Cependant, avant sa mort, il transcrit en un livre d’or de l’école, toutes les méthodes de travail, ainsi transmises à son fils adoptif Hung Man Tinh.

Ces méthodes comprennent une centaine de Khuyns (mains nues et armes blanches) faisant la grande richesse du petit style Hung Gar.

Beaucoup pensent que le grand style et le petit style sont mêmes ; mais bien que leurs racines soient identiques, la branche est différente.

Néanmoins, Hung Hy Quan est toujours honoré comme fondateur du Hung-Gar.

On ne parle jamais de Hung Man Tinh, son fils adoptif qui a été autorisé par le fondateur à enseigner et généraliser le petit style après sa mort. L’histoire du petit style manque encore beaucoup de détails et d’éclaircissements actuellement.

Maître Vang Ngoc Hà arriva à Vientiane capitale du Laos en 1962. C’est là qu’il rencontra Maître VONG VAN HOA, et devint son élève, puis son disciple.

Maître VONG VAN HOA transmit à Maître Vang Ngoc Hà, peu à peu son art. Il reçut de son Maître l’enseignement des techniques internes (Qi Kung), des techniques de respiration de la santé, du Tai Chi chuan. Son Maître le forma aussi à l’acupuncture, à la médecine manuelle traditionnelle, ainsi qu’à la pharmacopée traditionnelle chinoise. Maître Vang Ngoc Hà enseigna comme assistant de son Maître, dans son école au Laos, jusqu'à son départ pour la France.

En 1983, il crée le « Club Central de Lyon » premier club HUNG GAR en Europe.

  • photo du club

Nos valeurs

Il existe plusieurs appellations pour désigner les arts martiaux chinois.

Kung-Fu est en Occident le nom généralement donné aux arts martiaux chinois externes comme internes, bien que l'on utilise rarement ce terme pour désigner le Tai-Chi-Chuan.

Ce terme, transcription de 功夫 (prononcé gōngfu) a été introduit en Europe dans les années 1970 pour désigner les films chinois d'arts martiaux.

Les termes «Gong» et «Fu» traduits littéralement et séparément ont une toute autre signification qu’arts martiaux chinois.

« Gong» désigne la «maîtrise», le «perfectionnement», la «possession d'un métier» ou une action en laquelle beaucoup de temps a été consacré. Ce terme désigne l’apprentissage auprès d'un Maître pour acquérir cultures, techniques et savoir-faire.

« Fu » désigne l'énergie qui a été investie dans l'action de cette technique. On peut ainsi dire de quelqu'un qu'il possède le kung fu en gastronomie, le Kung Fu en peinture, ou le kung fu en musique.

Dans la langue française, la transcription du mandarin Wushu peut désigner les arts martiaux chinois. Mais en Chine, le terme wǔshù: 武术 correspond à l'expression française «art martial», incluant donc des arts venant d'autres pays. Wushu désigne un sport de combat contemporain, règlementé à partir de 1949 en République populaire de Chine.

Nos projets

Le Hung Gar Kung Fu, c'est quoi ???

Spécificités du Petit Style Hung Gar

Le Siu Lam Hung Gar Kung Fu est considéré comme un style très riche en techniques très dangereuses: chaque technique de poing, de pied vise toujours un point vital de l'adversaire: c'est pour cette raison que les anciens maîtres testaient et sélectionnaient rigoureusement leurs disciples. les enseignements étaient sévères et tres disciplinés.

Le travail de ce style est basé sur des positions stables, les techniques de blocage et d'attaque, les griffes, les esquives, les coups de pieds et la respiration.

Il se complète plus tard par le travail des armes blanches et de l'énergie interne.

Spécifiquement, les techniques de frappe sont très courtes et s'harmonisent avec des blocages dévastateurs. Traditionnellement les coups de pieds ne dépassent pas la ceinture et son portés très près. Il faut noter l'utilisation des coudes et des genoux contre les attaques de pied.

Le Hung Gar utilise des techniques observées chez les animaux:

Les cing principaux sont le dragon, le tigre, la panthère, le serpent, la grue.

L'essentiel de la panoplie technique est condensée dans les kuyens (enchaînements techniques codifiés selon les principes du Yin/Yang et des 5 éléments) sous forme de poèmes.

Ces poèmes sont la clé d'une transmission auhtentique.


Les faits marquants de notre histoire

2021
  • Reprise 14 septembre
2013
  • Ouverture de l'école 09 septembre